Première semaine à l’école

Aurélie alias "Oh really" Les études, S'installer en Australie 7 Comments

Lundi, rentrée des classes. Je mets le réveil pour être sûre d’être à l’heure. Ah le réveil… j’avais oublié ce que c’était. Je mets ma plus jolie robe, mes chaussures à talon, un peu de maquillage, deux pschitts de parfum et c’est parti pour BBLES (Byron Bay English Language School).
Nous sommes sept nouveaux : 6 filles et 1 garçon. Jeunes. Japonais, coréen, suisses, suédois (français avec moi). Tout le monde est en tongs et mini-short. Je ferai peut-être quelques réajustement dans ma garde robe demain.

Nous commençons par un test d’anglais pour évaluer notre niveau. Je saurai cet après-midi dans quelle classe j’irai. Ce test me confirme que la compréhension orale est vraiment mon point faible.test 1024x768L’équipe est charmante. Le directeur, le responsable des cours, les organisateurs des activités… tous défilent dans la salle de classe pour nous faire un petit topo sur le fonctionnement de l’école. Ils font des blagues et veulent nous montrer comme l’ambiance de l’école est à la hauteur de Byron Bay : fun et relax.nouveaux 480x360Beaucoup de blabla pendant le reste de la matinée : les règles, la visite de l’école, l’organisation des cours. Je comprends tout mais je retiens surtout une chose : pas le droit de venir pieds nu à l’école. Apparemment il était nécessaire de le préciser.
Pause déjeuner idyllique : je déguste quelques sushis en regardant la plage. Je réalise alors que j’ai une chance inouïe d’être étudiante dans ces conditions, avec cet environnement.main beach 1024x768

Je vais passer 6 mois à BYRON BAY. Pour du changement je suis plutôt bien servie. La seule chose qui ne me dépayse pas de Paris sont les volatiles qui viennent grappiller la moindre miette tombée de mon casse-croûte. Mais à Byron ce ne sont pas des pigeons, ce sont des ibis. Après les avoir observer un moment je dois avouer qu’ils me dégoûtent autant que les pigeons parisiens.
ibis 1024x768L’après-midi est consacré à la présentation des activités : surf, beach volley, yoga, excursions dans les environs, plongée sous marine, saut en parachute… on a l’embarra du choix. Tout n’est pas gratuit mais les prix des activités payantes seraient à priori raisonnables.
L’ambiance de cette école m’a rappelée mon expérience en auberge de jeunesse à Cairns. 2 ans auparavant, pendant mon working holiday visa, j’y avais passé 1 mois et j’y avais fait de fantastiques rencontres. Beaucoup de jeunes, avec tous la ferme intention de faire la fête le plus possible. Mais aussi, s’ils pouvaient se le permettre, de se laisser tenter par les nombreuses activités de loisirs proposées pour les backpackers. Je n’avais pas réalisé à quel point les jeunes étrangers qui viennent en Australie généraient une telle industrie du tourisme. A Byron Bay il y a des agences de tourismes pour backpackers à tous les coins de rues. A tel point que l’école s’y est mise aussi en se vantant d’avoir les prix les plus interessants.
Je suis rentrée chez moi avec un sentiment positif. Je n’aurais peut-être pas grand chose en commun avec ces trop jeunes étudiants mais l’atmosphère chaleureuse de cette petite école me fait appréhender les 6 prochains mois de façon assez sereine. J’en ai même oublié d’aller vérifier les résultats de mon test.

Aujourd’hui les choses sérieuses commencent ! Ce matin je vais connaître ma classe et rencontrer mon professeur.
Mon niveau est « uper-intermediate ». Ce qui signifie que sur les 6 niveaux j’ai atteint le 5ème.
U5, c’est le numéro de la classe dans laquelle je vais passer les 2 prochains mois. Je suis un peu en avance, je m’installe donc au hasard à la table en forme de U. Les 14 élèves arrivent petit à petit. Soudain deux filles s’approchent et m’aperçoivent. A leur échange de regard, je devine que j’ai pris leur place. Ce n’était vraiment l’accueil auquel je m’attendais. La plus jeune ayant 16 ans, j’imagine que je ne peux pas trop lui en vouloir.
Le prof Chris vient de Nouvelle-Zélande. Il semble avoir la quarantaine. Son look va tout à fait avec ses idées. Grand défenseur de l’environnement, il a un style relax et une subtile tendance à taquiner les élèves.
Après avoir fait connaissance, nous entrons dans le vif du sujet. Leçon, exercices, travaille en groupe… Il y a beaucoup d’interactions entre le prof et les élèves. Je n’ai pas peur de participer et malgré mes erreurs j’arrive à ne pas être intimidée.
L’après-midi nous choisissons un cours à thème qui devrait durer 8 semaines. J’ai eu la mauvaise idée de choisir cinéma, je regarde donc pendant tout le cours des films sous-titrés que je connais presque par cœur. J’espère pouvoir changer dès que possible.

Ça y est je suis déjà dans la routine, les jours commencent à se ressembler mais j’apprécie les matinées à l’école et les déjeuners à admirer la mer.

Aujourd’hui j’ai demandé à changer de cours à thème. Ce cours ressemble plus à une séance de sieste pour tous les jeunes étudiants qui ont eu une soirée arrosée la veille. Les rideaux fermés, certains sont très forts pour faire croire à la prof qu’ils sont en train de regarder le film.
L’intéressante information du jour, c’est que le directeur des études m’a demandé si je me sentais bien dans ma classe car il avait hésité à me mettre dans le niveau avancé. Très flattée j’ai décliné la proposition. J’ai largement le temps pour passer au niveau supérieur.

Ce matin, je prends le bus scolaire pour Byron. Attendre le bus en bas du chemin à une heure où je pourrais encore dormir si j’y allais en voiture m’a rappelé de lointains souvenirs. 16 ans plus tôt je n’étais qu’une élève parmi les lycéens et collégiens. Aujourd’hui j’étais la seule adulte dans un bus rempli de gamins en uniforme. J’avais oublié à quel point un enfant pouvait être débordant d’énergie même à 7h40 du matin.
C’est déjà le dernier jour de la semaine. C’est passé très vite, c’est plutôt bon signe.
L’après midi j’ai un cours facultatif intitulé « conversation ». Je me retrouve avec 99% de japonais à hurler dans une classe où la consigne est de parler tous en même temps. Je n’ai plus de voix, je n’ai plus d’oreilles. Vendredi prochain, je prendrais mon après-midi.
Après les cours, j’enfile mes baskets et de l’école, je pars courir sur la plage. Il était temps que je me remette au sport, mon hygiène de vie a été beaucoup négligée depuis mon retour à Byron. La mer est d’huile et les vaguelettes en bordure de plage viennent recouvrir le peu de sable mouillé qui facilite mes foulées. Périlleux exercice que d’éviter d’avoir les pieds trempés.
Pour bien finir la semaine, nous avons le soir un « Buddy Barbecue ». Je dois retrouver mon partenaire et arriver avec lui à la soirée qui a lieu à l’école. Patrick étant un prénom qui m’est familier je n’ai pas vraiment de mal à retrouver ce coréen qui n’est pas des plus discrets de l’école. Je sympathise avec les gens de ma table et je rigole beaucoup avec Alvaro, un chilien venu avec sa copine dans l’intention, tout comme moi, de trouver un moyen de s’installer en Australie après l’école.
Ma première semaine est terminée. Les cours me plaisent, je suis ravie d’être à Byron Bay, je suis enchantée d’avoir l’embarra du choix en matière d’activités. Je crains juste que le manque de maturité de certains étudiants ne creuse entre eux et moi un fossé qui me freine dans mon envie de m’intégrer à tout prix. Cependant ça ne m’inquiète pas outre mesure puisque je commence tout doucement à me faire un autre réseau de connaissances par l’intermédiaire des gens qui vivent avec moi à Possum Creek.

Comments 7

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  1. Déjà, bravo pour ton niveau, ça veut dire que tu as bien progressé depuis les cours de la mairie. Mais je ne suis pas surprise, tu nous l’avais déjà prouvé à ton retour, et je suppose que tu as encore bien progressé ces dernières semaines.
    Le cadre a l’air très sympa, ça me rappelle la salle de détente chez Apple, il y a quelques années !
    Bon, OK, tu es l’aînée de tous ces petits jeunots et vous n’aurez sûrement pas toujours les mêmes centres d’intérêt, mais l’important, c’est que tu progresses en anglais. Et puis côtoyer la jeunesse, ça permet de rester jeune dans la tête !!
    En tout cas, j’adore l’organisation de la formation avec les cours et les activités.
    Au fait, tu ne nous as pas dit : tu as des devoirs à faire le soir ?
    Bises 🙂

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      Pas trop ça va… 5 ou 6 exercices le week-end et juste 1 ou 2 de temps en temps pendant la semaine.
      Et j’ai commencé le yoga. 5$ le cours et c’est le lundi et mercredi. C’est pas très dynamique mais ça me plaît bien quand même.

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  2. Dicton du jour, ma poule : on est tous le vieux de quelqu’un…mais le jeune de quelqu’un d’autre !!!! :))))
    Feeling better now ??
    Bon envoie nous le soleil, will ya?, on se gele les miches, et on deprime, ici. La Seine va deborder, les bus trainent, le metro est surpeuplé (les velib rouillent en attendant d’improbables clients) les gens etouffent dans les rares trains et RER, les oeuvres des caves du Louvre sont deplacées pour ne pas etre dans l’eau, au bureau c’est Pearl Harbor (heureusement quelques visages amis, bisou a Amelie si elle passe par là), RAAAAAH ! Moi aussi je veux a midi deguster des sushis en regardant la mer !!!! RAAAAAAAH !!!!
    Anyway, merci de nous faire rêver…

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