RSA : le certificat pour travailler dans un bar

Aurélie alias "Oh really" Les démarches, S'installer en Australie 1 Comment

Tous les backpackers qui veulent travailler en Australie en ont entendu parler : le RSA. Ou plutôt le Responsible Service of Alcohol, rien qu’à l’écrire, ça m’ennuie déjà. J’ai réussi à y échapper lors de ma première année en Australie. Malheureusement, si je veux mettre toutes les chances de mon côté pour décrocher un travail, passer le RSA est presque incontournable.
La formation apprend à prévenir les conduites en état d’ivresse, à identifier les personnes à qui il ne faut plus servir d’alcool, à connaître quels sont les méfaits de l’alcool… Le certificat est censé prouver à son futur employeur que l’on connaît la législation australienne en matière d’alcool et permet de travailler dans les endroits où l’on en vend (bottle shop, bars, restaurants, hôtel, etc.).
Je me suis décidée à franchir le pas, après qu’on m’ait parlé d’un festival qui avait lieu en juillet à Byron Bay et dont les organisateurs cherchaient potentiellement du personnel. « Current and valid NSW RSA » serait la principale condition pour pouvoir travailler là-bas. Le New South Wales, l’état d’Australie dans lequel je suis, était l’un des derniers à imposer de passer ce certificat dans un établissement agréé. Je pensais que c’était le cas il y a encore quelques jours avant que je ne découvre que je n’allais pas être obligée de manquer une journée de cours pour aller m’enfermer dans le bar le plus glauque de Byron Bay. Mon coloc me donna un lien très utile pour passer le certificat en ligne. Pour 98$ je pouvais passer le RSA, pour 13$ de plus j’avais le certificat de bartender (barman in french… !??). J’ai donc passé mon samedi après-midi et mon dimanche matin à potasser sur le vin, les bières et les cocktails. De longues heures de lecture en anglais et de tests pour au final obtenir ces trois certificats sans être complètement sûre de pouvoir vous préparer un « Hot toddy » sans être obligée de jeter un œil sur la recette.
Je n’ai malheureusement pas gardé le meilleur pour la fin. Il fallait désormais passer ce fameux RSA. Je m’y suis mise le lundi. J’ai passé la soirée à répondre à 69 questions les unes aussi ennuyeuses que les autres. « Quels sont les quatre principaux organismes impliqués dans la régulation et l’application des lois sur les licences et RSA ? » ou plus « amusantes » : « Dans quel cas devez-vous refuser de servir un client ?
A – Quand il a bu 4 verres en une heure
B – Quand il montre des signes d’ivresse
C – Quand il paie des coups à tout le monde
D – Quand il n’a pas dépensé assez d’argent au bar »
Quand j’ai enfin terminé ce test, je l’ai envoyé par mail aux correcteurs qui m’ont répondu le lendemain en m’indiquant quelles étaient les 4 erreurs à corriger. Je n’en avais pas encore fini avec ce maudit test… J’ai donc du renvoyer mes corrections. Le lendemain, la question 32 était toujours incorrecte. J’ai plaint ces pauvres correcteurs en pensant qu’ils devaient avoir l’un des travails les plus ennuyeux d’Australie.
Enfin après ce dernier essai, j’ai officiellement obtenu le certificat temporaire du RSA. Je n’avais plus qu’à me rendre au palais de justice de Byron pour obtenir la version officielle. Malheureusement, arrivée là-bas on m’a dit que personne n’était en mesure de me délivrer ce foutu document et que je devais me rendre à Lismore ou à Gold Coast (2 villes à une heure de Byron Bay) pour l’obtenir. J’ai jusqu’au 20 septembre, ça me laisse encore un peu de temps. En attendant j’ai envoyé ma candidature avec mon certificat temporaire pour travailler au festival. Si ça marche, ça sera une récompense bien méritée.

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