Byron Bay, une page se tourne

Aurélie alias "Oh really" A Byron Bay et ses environs, Le quotidien 2 Comments

Mes 6 mois à Byron Bay sont finis. Le temps a filé à toute vitesse. Je quitte l’été brûlant australien pour le froid revigorant de la France.
J’ai dit au revoir à mes camarades de classe ainsi qu’à ma prof d’anglais. L’ambiance dans la classe n’aura pas été aussi agréable que lors des premiers mois à BBELS. Sûrement car nous étions tous très studieux à l’idée de passer l’IELTS à la fin du trimestre. Pendant 6 mois, j’ai pensé au discours que je ferai lors de ma “graduation“. C’est un passage obligé par tous les élèves de l’école. Le jour venu, notre professeur nous a dit qu’elle nous en dispensait si on le souhaitait. Tout le monde a sauté sur l’occasion pour éviter ce moment embarrassant. Je n’ai pas osé être la seule à m’y coller et c’est un peu avec regret que je n’ai pas remercié mes professeurs et dit à quel point mon anglais s’était amélioré.
Le lendemain, je suis partie passer mon test à Gold Coast. Étrangement, c’est le test de compréhension orale que je pense avoir réussi le mieux. C’est pourtant celui qui me posait le plus de problème. Pas facile d’avancer des pronostiques sur les tests d’écriture, d’oral et de compréhension écrite. J’aurai les résultats d’ici quelques semaines. L’ensemble de l’examen était assez intimidant. Bien plus que tous les examens que j’ai déjà passé en France. Pas d’horloge dans la salle, mais un énorme décompte affiché par rétroprojecteur. J’ai du rendre ma montre et mon sac à la consigne. Crayon à papier, gomme et taille crayon étaient fournis. Rien d’autre n’était autorisé et nous avions même l’interdiction de se parler entre deux tests.
Je ne suis pas repassée à Byron Bay avant d’aller à l’aéroport de Brisbane. Dans l’avion pour Paris, j’ai repensé à toutes les personnes de là-bas qui allaient me manquer. Tima, mon amie franco-marocaine que j’avais commencé à fréquenter lors de mon premier working holiday visa. Sarah, la copine belge de mon coloc avec qui j’étais contente de pouvoir parler un peu français à la maison lorsque mon cerveau saturait de conversations en anglais. Ma prof Liese, qui nous maternait un peu et qui était toujours prête à nous aider pour la paperasse australienne. Garry, mon chauffeur de bus, avec qui je discutais pendant les 40 minutes de route qui séparaient Possum Creek de Byron Bay pour aller en cours. Et Madoka, l’une des plus adorables japonaises que je n’ai jamais rencontré.

Un grand changement m’attend à mon retour en Australie. Enfin, notre projet va se réaliser. N’ayant pas les moyens Simon et moi d’acheter la propriété rêvée (à moins de 20 minutes d’une plage, d’environ 5 acres et sans trop de rénovations à faire), le père de Simon, après y avoir longtemps réfléchi, nous a fait une proposition. Il allait vendre son appartement à Caloundra et acheter une propriété suffisamment grande pour qu’on puisse y vivre tous les trois. Nous n’y paierons aucun loyer, mais en contrepartie, nous nous engagerons à entretenir la propriété. Nous pourrons alors enfin nous lancer dans la permaculture et la gestion de location(s) touristique(s). Il y a un mois, Simon et son père sont partis dans la région de Nambucca Heads et ont trouvé LA propriété à Valla Beach. Deux charmantes maisons, idéal pour avoir chacun un peu d’intimité, 2 hectares de terrain dont plus de la moitié de forêt, à 8 minutes en voiture d’une plage magnifique et à 14 minutes de Nambucca Heads. L’achat a été finalisé et si tout se passe bien nous devrions y aménager d’ici fin février.

Comments 2

  1. Eh ben, un magnifique cadre de vie t’attend à ton retour en Australie! En attendant, profites bien de l’hiver français! 😉

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